Devenir membre sympathisant

Qui peut adhérer?

Plusieurs types de personnes peuvent adhérer:

- Les personnes qui ont été confrontées à la problématique du suicide au sein de leur famille proche (Père, époux, concubin, enfant) ou étendue (oncle, neveux...)

- Les personnes qui ressentent de la souffrance et qui ont l'impression de s'enliser

- Les personnes qui sont sympathisantes de la cause que nous défendons.

Pourquoi adhérer?

-L'inscription est totalement gratuite et anonyme (conformément à la loi informatique et liberté) et vous pouvez la résilier à tout moment (cela ne vous engage en rien).

-Vous pourrez (si vous le souhaitez) bénéficier gratuitement d'une écoute par des psychologues qui ont l'habitude et la connaissance du milieu rural.

- Le décès d'un conjoint est une épreuve douloureuse à laquelle se rajoute toutes les tracasseries administratives dûes à la succession. Succession qui est souvent coûteuse pour les agriculteurs (exemple les agriculteurs de l'île de Ré assujettis à l'ISF alors qu'ils ont un revenu dérisoire et obligés de vendre leur maison pour payer la succession). L'association peut vous apporter une aide et des astuces fiscales pour éviter de trop payer.

-Vous pourrez (si vous le souhaitez) bénéficier d'un "coup de pouce" pour la gestion de votre exploitation. Cela peut être utile, au moins pour ne plus se sentir seul: même si votre exploitation n'est pas en difficulté c'est toujours bon d'avoir un point de vue extérieur et une aide pour la paperasse ou autre... (Là encore cela ne vous engage à rien)

- Enfin, il est plus facile d'avancer quand on bénéficie d'un soutien plutôt que de rester seul sur le bord du chemin face au rouleau compresseur de l'administration.

L'association est à but non lucratif et apolitique. Chaque adhérant peut à tout moment, s'il le souhaite, résilier son inscription.

Si vous souhaitez adhérer ou avoir d'autres renseignements, envoyez nous simplement un mail à l'adresse suivante: arsfp@orange.fr

La détresse des agriculteurs peut aller jusqu'aux suicides

02/Juillet/2014

Son père agriculteur s’est suicidé, il témoigne:


Témoignage d'un fils d'agriculteur par Europe1fr


Vu sur: http://www.europe1.fr/France/Son-pere-agriculteur-s-est-suicide-il-temoigne-1671871/

30/mai/2014


Des Femmes se mobilisent pour lutter contre le suicide de leur conjoint.
(merci à Franck pour ce lien)


le blog de leur association http://fdgeda03allier.canalblog.com/

 

05/mai/2014

Saint-Denis : un agriculteur et sa femme entament une grève de la faim 

(Merci aux coulisses de l'agriculture pour ce lien)

Victime de l'administration, Jean-Marie Bègue, un agriculteur de la Plaine des Palmistes, et sa femme Marie-Danielle ont entamé ce jeudi 19 décembre 2013 une grève de la faim. La cause de sa colère : son terrain classé en zone naturelle, qu'il ne peut plus exploiter. L'agriculteur demande à être indemnisé.


Mardi 22 avril,

 un film suivit d'un débat





 
Mercredi 05 Mars


« Je voulais te prévenir que G. s’est suicidé ce matin »

 http://bretagne.france3.fr/2014/02/28/putain-de-tracteur-424189.html


Dimanche 2 Février

La faillite de cet agriculteur a été de façon manifeste et indiscutable provoqué par l'état. La suppression arbitraire de 2 années de primes P.A.C pour des prétextes fallacieux a entrainé la faillite de son exploitation. 13 Ans que Dominique et Johanna lutte juridiquement pour obtenir réparation de leur préjudice...

Merci de votre soutien

http://www.petitions24.net/a/71498





Dimanche 24 Novembre 2013


Une famille a besoin d'un coup de pouce

Le 13 novembre 2013 à 18h30 un court –circuit produit un incendie qui fait disparaître une yourte, un mobile home, deux chalets, une chambre froide appartenant à une famille d’agriculteur Jeanne et Aldric GUILLON maraîcher/boulanger Bio. Cela les prive de logement, d’outils de travail et de moyen de subsistance.
Ils ont besoin en urgence de notre aide pour passer ce cap difficile: logement, aide financière, outils de travail, coups de main, matériaux de construction…

 Lien vers leur site: http://aldricguillon.wix.com/aide-famille-guillon#!donation/c1ghi

 Mercredi 25 septembre 2013


                        Suicide et travail:

7e colloque international de psychopathologie et psychodynamique du travail


L'équipe "Psychanalyse-Santé-Travail" du CNAM organise, les 11 et 12 octobre 2013 à Paris (Maison de la Chimie), le 7e colloque international de psychodynamique et psychopathologie du travail. Cette édition portera sur les liens entre suicide et travail.

La manifestation, qui rassemblera chercheurs et praticiens internationaux, sera l'occasion de dresser le bilan des connaissances sur le sujet et de questionner, du point de vue de la psychodynamique du travail, l’étiologie (les processus en cause) des suicides au travail. 

Pour les organisateurs, la "clinique de ces suicides soulève [en effet] des problèmes inédits qui font l’objet de controverses avec la psychiatrie et la psychanalyse d’une part, avec la théorie sociale d’autre part".

Lien:
http://www.istnf.fr/site/Themes/detail.php?fiche=7903




Jeudi 12 septembre 2013


Le généticien Albert Jacquard est décédé.

Le célèbre Bio-Statisticien, qui nous avait aidé pour notre étude sur le suicide, est mort à l'âge de 87 ans, emporté par une forme de leucémie.
Reposez en paix et merci pour votre soutien.

Lire l'article sur La Provence http://www.laprovence.com/article/web/2527120/albert-jacquard-est-decede.html


14/08/2013


Nous faisons suivre cette pétition de Monique-Eliane FOUILLOUX qui réclame des mesures efficaces pour stopper le suicide des agriculteurs
(Merci d'avance à tous ceux qui pourront prendre un petit moment pour ajouter leur signature).

Tout un savoir faire ancestral qui assure la bonne qualité des produits est en train de disparaître avec les paysans français poussés au désespoir et dont on parle peu..... De ce fait les aliments venus hors de France, sans traçabilité réelle, continueront à nous envahir et à nous rendre malades car mûries dans des conditions artificielles, transportés et retransportés, stockés en chambre froide, retransportés, etc.....  Il est urgent que les Pouvoirs Publics s'occupent réellement de cette catégorie de la population "poussée" au suicide par la difficulté de produire avec des normes imposées autrement plus contraignantes que celles des autres pays non européens. Il en va de la SANTE PUBLIQUE ....

Pour lire la suite de la pétition cliquer
ici 



Dans la Loire, un éleveur laitier et son épouse ont bien voulu raconter leur profond malaise aux reporters de France 2








5000 litres de lait déversés devant le parlement européen



Des producteurs aspergent de lait le Parlement... par pk65


Voir aussi l'article:  "Le lait déborde et les prix plongent"

Paysan à quel prix?


Envoyé spécial: La fin des petits paysans?

Le bonheur est-il dans le pré ? Les agriculteurs font tout pour protéger leur environnement mais le taux croissant de suicides dans cette profession est alarmant.





Documentaire France 3 Alpes: 
http://alpes.france3.fr/emissions/enquetes-de-regions-rhone-alpes

Souffrance, Suicides Paysans Premiers résultats de l'enquête statistique et sociologique

A toutes les familles qui ont été touchées,
A tous les bénévoles qui oeuvrent dans l'ombre.

« On ne veut pas savoir que l'humanité entière est fondée sur l’escamotage mythique de sa propre violence...»
René Girard, anthropologue membre de l'académie française, professeur à l'université de Standford
(Des choses cachées depuis la fondation du monde)




Voilà c'est fait, les premiers résultats de l'enquête que nous avions mandatée peuvent maintenant être publiés. C'est un travail de longue haleine puisqu'il a fallu presque 5 ans pour "défricher" et faire émerger ces données.
Nous ferons ici, sur le site, une synthèse succincte des résultats les plus concrets et accessibles. La partie théorique associée (utilisant des concepts abstraits comme la théorie de la mesure, test non-paramétrique,...ect) sera publiée ultérieurement en même temps que le mémoire définitif.


Préambule

Tout d'abord il est important de préciser que les données proviennent de sources assez variées et pas seulement d'organismes étatiques. Ce qui permet de bénéficier de différents "angles de vue" et de tendre vers une objectivité très significative dans nos estimations. Notamment nous sommes les premiers à avoir pu, grâce à un travail de fond, intégrer les bases de données des associations qui regroupes des dizaines de milliers d'études au cas par cas de familles en difficultés. Ces données, n'avaient encore jusqu'à ce jour, jamais été explorées.



Aujourd'hui, il n'est personne de sérieux pour contester la pertinence et l'acuité que nous donne les outils statistiques. Il n'est pas un secteur des sciences qui ne les utilise pas:

- Que ce soit les assurances évidement (gestion des risques, actuariat),

- La finance (quantifier les fluctuations boursières, modèle de Black-Scholes),

- Mais aussi la biologie (biostatistique: indispensable et en pleine explosion aujourd'hui, elle permet de "faire parler" les centaines de milliers de données recueillies par les chercheurs. Son rôle est primordial dans la génomique),

- Le marketing (data mining, étude de marché),

- La physique statistique (mécanique quantique, mouvement brownien, thermodynamique...),

- Le traitement de l'image (Déconvolution:reconstitution d'images nettes à partir d'images floues, cette technique est très utile en imagerie médicale pour permettre de diagnostiquer précaussément dans de bonnes conditions. Elle est aussi utilisée pour retranscrire les images en provenance des sondes spatiales. ),

- La politique (enquête d'opinion, sondage),

- La sociologie (analyse de donnée),

- etc... [la liste serait beaucoup trop longue]

Cette puissance de l'outil statistique, nous avons voulu la mettre à profit pour étudier le suicide et la souffrance dans le monde agricole.


Première partie

Les données que nous avons dû traiter sont de plusieurs types, principalement quantitatives (nombre de familles impactées, d'exploitation en faillite...) et qualitatives (Type de pathologies apparues, types de difficultés rencontrés...).
L'étude ne se limite pas au suicide car celui-ci, bien souvent, n'est qu'une des conséquences tragique de la souffrance. En effet, comme l'a montrée l'école de Palo-Alto les maladies psychiques ne peuvent être séparées d'un contexte car elles y trouvent fréquemment leurs racines.

Les pathologies apparues : dépressions (pour certaines liées à l'anomie 1), violence familiale, accidents du travail, alcoolisme, addiction à d'autres drogues, ont bien entendu été pris en compte. De même que les contraintes économiques: endettement, expropriations ou versement d'un loyer pour rembourser les créanciers (voir l'association "Une famille, un toit") , reconversions forcées, personnes vivants très en dessous du seuil de pauvreté...

Avant d'aller plus loin, nous devons insister sur un point qu'il est crucial de bien comprendre:
Vous le savez, la souffrance est une notion relative, subjective: le théorème de Thomas rend compte du fait que les comportements des individus s'expliquent par leur perception de la réalité et non par la réalité elle-même!

Or, dans le cas qui nous intéresse, il est absolument indubitable que les familles aient ressenti ou perçu  de la souffrance car c'est d'elles-même, de leur propre volonté, parce qu'elles n'en peuvent plus moralement, financièrement, qu'elles font la démarche dans un dernier élan désespéré, de frapper à la porte des associations d'aides aux agriculteurs.
SOS Paysans, le nom d'une de ces associations reconnues d'utilité publique, plus qu'un long discours, vous donne une indication de la détresse dans laquelle se trouve les agriculteurs qui "échouent" à ses portes.

L'étude montre qu'elles le font en dernier recours et repoussent jusqu'au moment ultime (il est souvent déjà très tard) cette solution vécue comme humiliante.
Les témoignages des responsables et bénévoles d'associations, quelles que soit leurs sensibilités (religieux comme laïque), sont unanimes: angoisse, traumatisme, stupeur, état de choc, stress, dépression en corrélation avec des conditions d'existence  ressenties par les familles comme instable et précaire...
Les signes cliniques sont tels, qu'il est nécessaire de mettre en place une aide et un suivi psychologique (Approche globale2) avant même d'entamer les démarches administratives.

Il est à noter que les personnes qui font ce travail crucial d'aide aux familles et qui contribuent ainsi à préserver le "tissu social" le font gratuitement et sans contrepartie. Sans le travail de fourmie de ces bénévoles, les familles n'auraient quasiment aucune chance face à leurs créanciers.
Avant l'émergence de ce type de structure, la grande majorité des exploitations traduites devant le tribunal d'instance étaient mis en liquidation. Aujourd'hui grâce au dévouement et à l'abnégation de ces accompagnateurs anonymes, la situation s'est améliorée.
Néanmoins, bon nombre d'entre elles, continuent malheureusement chaque année à être déchues de leur droits fondamentaux et de leur toit3.

Globalement et c'est paradoxal, la baisse des effectifs agricoles n'a que peu d'incidence sur le nombre de dossiers traités.
C'est environ 3000 familles qui  rejoignent l'association chaque année sur toute la France 4.

Deuxième partie

Pour aller plus loin, et mieux se rendre compte de toute l'ampleur du phénomène, nous pouvons en première approche, utiliser un argument heuristique mais qui a le mérite d'être facile à comprendre par le plus grand nombre: En trente années (1980-2010), si chaque département avait été doté d'une antenne d'accueil pour famille en détresse on peut estimer à environ 30*3000 = 90 000 le nombre de familles potentielles qui auraient été suivies rien que par cette seule association: Solidarité Paysans.


Ce chiffre, relativement important, a été le déclencheur de notre volonté d'en savoir plus et de mandater une étude faite par des experts afin de valider ou d'infirmer ce qui au départ n'était qu'une simple conjecture.


Il faut signaler en outre, que d'autres réseaux plus traditionnels accompagnent aussi chaque année des milliers de familles (la MSA, ATD quart monde, le secours catholique, les CMP ...)


Mais quel que soit le circuit utilisé par les familles, dans un cas comme dans l'autre, ces données ne représentent que la petite partie visible de "l'iceberg"... 
En effet, comme nous le disions plus haut, les familles répugnent à faire appel à l'aide, la pudeur et le sentiment de culpabilité paralysent la majorité d'entre elles qui préfèrent essayer de résoudre seules leurs problèmes et souffrent en silence.


Pour mieux pouvoir "sonder" et appréhender cette réalité cachée, invisible pour les yeux, nous avons eu recours, non pas à un sonar... mais à l'ingénierie mathématique.
Les statisticiens, grâce à des techniques d'échantillonnage, de modélisation judicieuse, de projection, de recoupement et en confrontant leurs données à d'autres sources, arrivent à une estimation de près de 20% des familles d'agriculteur qui, chaque année, se trouvent en situation de profonde détresse.
En effet, ces familles possèdent 80% des symptômes décrits plus haut.5 Chez les éleveurs laitiers, le taux de familles en "détresse psychologique élevée" dépasse même 40% comme le montre l'étude réalisée par la chercheuse Ginette Lafleur.

Si on veut raisonner en terme de nombre, cela veut dire par exemple qu'en 2010, il y a eu environ 120 000 familles dans ce cas, et en 1980 (date à laquelle nous avons fait démarrer notre étude) 240 000 familles. Cela correspond en moyenne à 180 000 familles chaque année depuis les années 80.

L'étude montre de plus que dans le domaine qui nous intéresse, la loi du tout ou rien ne prévaut pas: Si 20% des familles sont particulièrement impactées, il ne faut pas en déduire trop hâtivement, que les 80% restant n'ont rien eu, bien au contraire...

En terme de coûts humains, si dans la zone des 20%, correspondant à l'épicentre, le voyant est rouge, la zone intermédiaire (de 20% jusqu'à 50%) est bel et bien à classer en orange. En effet, aujourd'hui, un agriculteur sur deux est en difficulté.

10 000 chefs d'exploitations sont au RSA et on estime à 20 000 autres ceux qui pourraient y prétendre mais n'osent même pas le demander.
Dans au moins 40 000 exploitations agricoles, le revenu agricole par actif est inférieur à un demi SMIC sans autre source de revenu significative (source INRA, 2001,voir page 4 ).
Par ailleurs, 5000 familles sont déchues chaque année de leur propriété privée par le biais des mises en liquidation.(Signer la pétition)


Troisième partie: Le tabou du suicide



En 1897, Émile Durkheim, le fondateur de l'école française de sociologie, consacra tout un ouvrage "Le Suicide" à l'étude de ce qu'il considérait comme un phénomène social:
Le taux de suicide est ainsi envisagé en tant qu'indicateur de la morale prévalant dans une société donnée.
Selon lui, «Le suicide varie en raison inverse du degré d'intégration des groupes sociaux dont fait partie l'individu.»


Les chiffres obtenus au cours de notre étude viennent malheureusement confirmer cette thèse puisque plus de 700 agriculteurs par an se suicident, soit environ 2 personnes par jour!  Ce chiffre est plus de trois fois supérieur à la moyenne des autres catégories sociaux professionnelles...
De plus, on évalue à 8000 le nombre de tentatives chaque année.
Nos chiffres tiennent compte des suicides cachés aussi bien par les familles que par l'état et qui pour diverses raisons ne sont pas comptabilisés dans les données officielles (Tabou d'une mort "honteuse", volonté de préserver la réputation contre les rumeurs de faillite, garder le secret vis à vis des assurances vie, etc...)
On estime en effet que près d'un suicide sur deux serait en fait enregistré sur l'acte de décès comme "accidents" (incendie, asphyxie, mort violente d'origine inconnue, chute accidentelle...)

Ses résultats viennent corroborer ce que certains sociologues pensaient déjà: les difficultés morales ne sont pas toujours directement imputables aux difficultés financières et à l'endettement. En effet, même dans les cas où économiquement l'exploitation est viable, et la trésorerie saine, des dépressions apparaissent.
La surcharge de travail, les changements brutaux dans les modes de production, l'impossibilité de se projeter dans l'avenir sont les facteurs les plus importants dans l'apparition des maladies psychiques. Ceci explique l'écart que l'on constate entre les indicateurs économiques et les chiffres plus élevés sur la souffrance et les suicides.

Il n'a pas été facile de faire émerger ces données à cause du tabou qui pèse sur le suicide agricole. Il fait partie de la face cachée du développement, volontairement cachée!
Il est plus que temps d'exiger un débat sur ces questions et une reconnaissance des familles de victimes par l'état pour qu'un véritable devoir de mémoire puisse avoir lieu.



Notes:

1
Le suicide anomique est dû à des changements sociaux trop rapides pour que les individus puissent adapter leurs repères moraux. Le mot « anomie » vient du Grec ancien et signifie « absence de règle, violation de la règle ». Selon, le sociologue français Émile Durkheim (1858-1917), la rupture des règles peut être très néfaste au psychisme et conduire au suicide. Toutes les études montrent que le suicide croît en fonction des dérèglements d'ordre social ou économique.
Approche globale:"les difficultés rencontrées par les agriculteurs ont de multiples origines, humaine, familiales, économique, techniques, financières, juridiques. Il est important d'appréhender l'ensemble des problèmes rencontrés faute de quoi; les difficultés réapparaissent. En effet, elles sont souvent tellement imbriquées qu'il est impossible d'espérer une solution dans un domaine si les autres facteurs de blocage ne sont pas levés" D'après Solidarité Paysans Poitou-Charentes
La propriété privée, rappelons-le, fait partie des droits fondamentaux.Et les droits fondamentaux sont le "noyau dur" du droit. Ce qui se passe est donc extrêmement grave.
Source des chiffres: Solidarité paysans
Les chercheurs ont découvert que certains indicateurs de notre étude, peuvent se modéliser par des lois de puissance proches de celle mis en évidence par le sociologue et économiste italien Vilfrédo Paréto.

Bibliographie:

- Françoise Maheux (Conseillère en économie sociale et familiale, chargée par la MSA de Loire-Atlantique de l’accompagnement social des agriculteurs en difficulté) L'agriculture a changé qui va leur dire
- Christophe Dejours, Florence Bègue, Suicide et travail: Que faire?
- Michèle Salmona, Souffrance et résistance des paysans français
- Ginette Lafleur, enquête sur la santé psychologique des agriculteurs au Québec
-Alexandre Pagès, La pauvreté en milieu rural
-Henri Lôo, La dépression
-Caroline Cornette, Solidarité Paysans 85: l'organisation d'une solidarité au service des "laissés pour compte" de l'agriculture
-Laboratoire d'analyse du développement, Alcool et temporalité de la consommation-Etude en pays de loire-Approche socio-ethnologique
-William Isaac Thomas, The Polish Peasant in Europe and America
-
MSA, la population des exploitants agricoles en 2010
-
MSA, Suicide et mal être des agriculteurs
-
Alain Blogowsky, Difficultés financières et incidents de paiement
-François Colson, Difficultés financières et viabilité des exploitations agricoles

-André Neveu, 100 ans de gestion des risques d'impayés au Crédit agricole français
-Fanny Serre, Mémoire sur les agriculteurs
- Inra, Pauvreté et RMi dans l'agriculture
- Stuart H, Les effets psychologiques du chômage, vol. 19, septembre 2006, 522–6 p. [lire en ligne]

Filmographie:


-"La faillite des paysans" Marie-Monique Robin
- "Les coulisses de la modernisation" Michèle Salmona



Remerciement:

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont participé ou été consultées pour la réalisation de cette étude:

-LPED (Laboratoire Population Environnement Développement) Université de Provence






-Michèle Salmona, professeur émérite à l’université Paris-X et membre du Centre d'Anthropologie économique et sociale




- Albert Jacquard, Statisticien, scientifique et essayiste français (diplomé de l'école polytechnique promotion X1945)


-Christophe Giraud, Statisticien-économiste de l'INSAE, Maître de conférences à l’Université Paris Descartes et Chercheur au Cerlis


 - Solidarité Paysans (Association de défense des agriculteurs en difficulté)






-MSA (Mutualité Sociale Agricole)






-L'APLI (Association des Producteurs de Lait Indépendants)








- René Jean, AvocatJuriste docteur en droit, professeur à la  faculté d'Aix en provence

-Guillaume Zambrano, Avocat (Major de Promo), Juriste docteur en droit