Devenir membre sympathisant

Qui peut adhérer?

Plusieurs types de personnes peuvent adhérer:

- Les personnes qui ont été confrontées à la problématique du suicide au sein de leur famille proche (Père, époux, concubin, enfant) ou étendue (oncle, neveux...), quelles que soient leurs origines ou leurs convictions religieuses.

- Les personnes qui ressentent de la souffrance et qui ont l'impression de s'enliser

- Les personnes qui sont sympathisantes de la cause que nous défendons.

Si vous souhaitez nous contacter ou avoir d'autres renseignements, envoyez nous simplement un mail.

Paysan à quel prix?


Envoyé spécial: La fin des petits paysans?

Le bonheur est-il dans le pré ? Les agriculteurs font tout pour protéger leur environnement mais le taux croissant de suicides dans cette profession est alarmant.





Documentaire France 3 Alpes: 
http://alpes.france3.fr/emissions/enquetes-de-regions-rhone-alpes

Exprimer sa souffrance et accepter d’être aidé

Texte lu sur: info-dépression.fr
Dire ce que l’on ressent à des personnes de confiance quand on va mal est un conseil valable pour tout le monde, à tout moment de la vie. Revenir sur une expérience douloureuse, la partager avec un proche, pleurer si l’on en a envie… tout cela fait partie d’un processus naturel qui permet d’aller mieux.
Bien sûr, quand on souffre de dépression, il n’est pas évident de parler de ses sentiments et de ses émotions. Cette maladie génère en effet une culpabilité, un sentiment d’échec et un fatalisme tels qu’on a l’impression que toute aide extérieure est inutile. Cette impression est fausse, évidemment. Il existe des traitements efficaces de la dépression et l’entourage peut jouer un rôle non négligeable dans l’accompagnement de ces traitements
C’est pourquoi, autant que possible, même si c’est parfois difficile, il est particulièrement important d’accepter d’être aidé, d’exprimer ce que l’on ressent, de faire confiance aux personnes qui nous aiment, en chassant de nos pensées l’idée qu’elles nous considèrent comme un enfant, comme un « être inférieur » ou comme un « malade mental ».
Il est également essentiel, une fois l’aide acceptée, de ne pas se laisser envahir par un sentiment de mauvaise estime de soi, ou par la crainte d’être jugé ou déconsidéré, que ce soit par ses proches ou par son médecin. Par son médecin, en particulier, car cela pourrait conduire à lui dissimuler certaines informations essentielles au diagnostic et aux traitements (réalité de la prise du traitement, effets indésirables, niveau réel de souffrance…).

Témoignage

Marc,
agriculteur, 49 ans

« Il ne faut pas avoir peur de parler. Il ne faut pas avoir honte.
Il faut essayer de sortir ce qu’il y a au fond de soi
parce que sinon à force ça finit par craquer. »

 

NB: A l'association ARSFP, on préconise dans la mesure du possible, d'en parler à un professionnel de santé (médecin, psychologue, Centre médico-psychologique) tenu par le secret médical.

Combat d'un couple d'agriculteur contre la DDAF de l'Indre et le ministère de l'agriculture

Neuf années sans une once d’espoir !

Neuf années que Dominique et Johanna, mois après mois, années après années se battent contre les géhennes de l’administration, pour faire valoir leurs droits, mais rien ne vient...
Photo du domaine les Maillès

Ce jour de novembre 2000, sur notre propriété agricole au lieu dit « les Maillés » où nous venons tout juste de nous installer, avant même de vivre pleinement notre bonheur d’être là ensemble avec nos enfants, nous avons la visite des gendarmes m’informant qu’une procédure est intentée contre moi par la Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt (DDAF) de l’Indre pour « déclaration mensongère » et me prive de primes PAC pendant deux ans!


Tombant des nues, je conteste avec succès devant la justice, car l’erreur n’a rien d’intentionnel, le plus grave reste que la DDAF a enclenché une sanction sans fournir aucune preuve des faits reprochés devant le tribunal correctionnel! Les poursuites vont être annulées en mars 2003, faute d’éléments suffisants.

Mais la DDAF poursuit ses errements
, et va à nouveau me traduire le 22 octobre 2003 devant le tribunal correctionnel pour le même motif. Le tribunal prononcera alors officiellement la relaxe en faisant légitimement observer que les faits n’étaient nullement établis.

Ce n’est pas ma seule victoire judiciaire: J‘ai contesté devant le tribunal administratif plusieurs arrêtés préfectoraux, dont celui du 5 décembre 2000, à cause duquel on m'avait supprimé deux ans de primes PAC. La décision, rendue le 3 avril 2003, considère que rien ne justifie le grief de « fausse déclaration délibérée » aux yeux des juges administratifs, le préfet n’était pas en droit de procéder à une suppression de deux années des primes PAC. L’administration ne fait pas appel de ce jugement devenu définitif.

Mais hélas, la faillite de mon exploitation est inévitable car sans ces aides, j'ai été dans l’incapacité d’honorer les remboursements des emprunts...


L’administration a de la suite dans les idées et va persister en prenant le 21 août 2003, toujours sous l’égide du préfet, une nouvelle décision: Une suppression des primes PAC 2000, parlant de « fausse déclaration par négligence grave». (NB: les poursuites présentes sont fondées sur un arrêté préfectoral qui a été annulé!)

A la suite d’un nouveau recours en annulation, le tribunal administratif va une fois de plus donner tort à la DDAF; par jugement définitif du 24 juin 2005, la décision du préfet du 21 août 2003 sera annulée.

Mais...

Le 2 mars 2002, le tribunal de grande instance prononce un redressement judiciaire et met en liquidation notre propriété! Nous perdons la totalité de notre capital, notre exploitation agricole et le matériel disparaissent, et finalement l’administration va verser au mandataire judiciaire les primes PAC 2002, et 2003! (Ces primes sont sensées compenser la baisse de prix des céréales, oléagineux et protéagineux et mise en place par l’Union Européenne depuis 1992, en faveur des exploitations les plus fragiles...)




Il est étonnant de constater que la DDAF, sous l’égide du préfet, a contribué à mettre en faillite notre exploitation agricole « ce qui est contraire au protocole conclu à Berlin ». Encore plus étonnant: rien n’a été fait pour nous soutenir et encourager notre installation en zone défavorisée, mais au contraire, c’est une bureaucratie aveugle qui s’est acharné sur nous, et n’a eu de cesse de créer des situations de précarité et de non-respect de nos droits !

Le monde paysan fait partie du poumon de l’économie nationale mais... force est de constater que cette énergie est mise à rude épreuve par la DDAF! En effet, Celle-ci va à nouveau prendre (pour la troisième fois!!!), la décision de supprimer les primes PAC 2000 pour « fausse déclaration par négligence grave » et avant même notre réponse dans le délai de quinze jours, elle réengage une nouvelle procédure contradictoire le 3 août 2005, au nom du mandataire judiciaire.

Malgré cette situation rocambolesque, nous sommes obligés de faire une requête en annulation de la décision du 29 juillet 2005 prise par la DDAF, et du délibéré du jugement du tribunal administratif du 19 juillet 2007 . Mais ce recours est irrecevable, car par jugement du tribunal de grande instance du 6 novembre 2006, les opérations judiciaires ont été clôturées pour insuffisance d’actif.

Vous voyez comment on peut être plongé dans des abîmes de perplexité face à une Administration. C’est proprement stupéfiant, au point même de penser que nous pourrions être victimes de procédés douteux et que notre liquidation aurait été orchestrée depuis le début.

Nous avons été victimes d’un spectaculaire acharnement dès notre arrivée dans l’Indre. La DDAF, outre sa volonté de ne pas nous voir s' installer dans le Département, a bafoué les jugements rendus par le tribunal. Nous perdons notre exploitation et le matériel agricole, des millions d’Euros se volatilisent, nécessitant une réparation du préjudice financier causé par la faute de l’administration.

Vérité difficiles a dires :


Personne n'oserais supprimer la totalité des primes pour une année à une entreprise agroalimentaire ou une grosse entreprise, car il y a bien trop d'enjeux économiques (actionnaires, emploi, etc.).

Par contre supprimer la PAC pour deux années entières
quand il s'agit d'un agriculteur, cela ne pose absolument aucun problème car on se fou complètement de le mettre sur la paille.

C'est même pire,
car ce jeu ignoble permet aux multinationales d'acquérir du foncier à bon compte sur le dos des paysans.Ne serait ce pas là le but subtil de ces abus depuis si longtemps ?